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AGENDA 2016

À l'occasion de la commémoration de l'esclavage, de la traite négrière et de leurs abolitions (10 mai), l'association Vent d'Afrique, en partenariat avec la ville de Frontignan, le Groupe de recherche Achac et la fondation Lilian THURAM - Éducation contre le racisme, organise du 13 mai au 4 juin 2016.

NOTRE MEMOIRE COMMUNE édition 2016 (PROGRAMME)
AFFICHE en jpg


FILM DOCUMENTAIRE
13 mai
ZOOS HUMAINS

A VOIR ICI


CONFERENCE
de Pascal BLANCHARD
20 mai

INTERVIEW

Historien, documentariste et co-directeur du Groupe de recherche Achac. Il est spécialiste de l'Empire colonial français, des enjeux de diversité et des histoires de l'immigration. Chercheur au Laboratoire Communication et Politique, CNRS (IRISSO, UMR 7170, Université Dauphine, PSL Research University), il est spécialiste du "fait colonial" et des immigrations en France.

FICHE TECHNIQUE
EXPOSITION
du 20 mai au 3 juin
Zoos humains.
L'invention du sauvage

PRESENTATION

Pendant plus d’un siècle (de la Vénus hottentote en 1810 à la Seconde Guerre mondiale en 1940), l’industrie de l’exhibition a fasciné plus d’un milliard quatre cents millions de visiteurs et a exhibé entre trente et trente-cinq mille figurants dans le monde entier. Ces exhibitions humaines visaient essentiellement à tracer une frontière et une hiérarchie entre prétendus « civilisés » et prétendus « sauvages ». Ce fut aussi, et le plus souvent, le premier contact visuel, la première rencontre, entre l’Autre et Nous.

Exhibition. L'invention du sauvage a reçu le prix Cristal de la meilleure exposition de l'année et reçu plus de 275 000 visiteurs au Musée quai Branly.

Présentée sous la forme d’une vingtaine de totems graphiques, autoportés de 2,10 m de hauteur sur 1,00 m de large, l’exposition Zoos humains. L’invention du sauvage est richement illustrée par plus de 250 documents de différentes natures reproduits (des affiches issues de différentes collections, des documents papier ou des objets étonnants). Les totems chrono-thématiques offrent un parcours complet balisé par le travail des historiens.

Pascal Blanchard

«Exhibitions, une exposition qui décolonise le regard»

Par Publié le 05-12-2011 Modifié le 07-12-2011 à 15:08

Exhiber des femmes, des hommes et des enfants venus d’ailleurs, était pendant longtemps considéré comme un spectacle pour amuser ou fasciner le public. On créait « le sauvage » pour l’exposer ensuite dans des foires ou des zoos humains. Plus d’un milliard de visiteurs ont assisté à ces sinistres spectacles ! Le musée du quai Branly à Paris présente la première exposition internationale sur ce sujet complètement ignoré du grand public et retrace ce phénomène mondial incroyable. Entretien avec Pascal Blanchard, historien, spécialiste du fait colonial et commissaire scientifique de l’exposition Exhibitions, l’invention du sauvage.

RFI : L’histoire de ces « Exhibitions », c’est un chapitre clos ?

Pascal Blanchard : Ah non ! L’histoire n’est jamais un chapitre clos. Cela n’existe pas. Regardez l’histoire de l’esclavage : elle continue à exister au niveau des mémoires et dans la manière dont les gens la porte. La colonisation continue à avoir des effets énormes dans les relations internationales. L’histoire des exhibitions qui a duré pendant cinq siècles a encore aujourd’hui un poids énorme dans le regard que nous portons sur l’ailleurs. Le regard que l’Occident, le Japon, l’Europe ou l’Amérique portent sur les autres mondes. Nous croyons encore que « le sauvage » existe. Si vous interrogez un jeune enfant de 7 ou 8 ans –quel que soit le pays- et vous lui demandez de dessiner un sauvage, il va le dessiner plutôt nu, mangeant la viande crue, si possible un peu cannibale, il va avoir un grand collier de perles et des plumes dans les cheveux. L’idée du sauvage est encore une idée qui domine et qui perdure dans notre regard sur le monde. Cette idée est encore à déconstruire. Cette exposition sert aussi à décoloniser le regard, à décoloniser ce qu’ont produit cinq siècles d’histoire et cinq siècles de regard.
 
RFI : Dans l’exposition, on voit des supposés « sauvages » qui viennent d’Amériques, d’Afrique, d’Océanie, d’Asie. Est-ce que ces continents ont également produit et vécu eux-mêmes des exhibitions de « sauvages » sur leur propre territoire ?
 
Ce mythe perdure aujourd’hui.
Pascal Blanchard, commissaire scientifique de « Exhibitions » 10/10/2013 - par Siegfried Forster
P.B. : Le Japon a énormément exhibé, autant que les grandes puissances européennes. Pourquoi ? Le Japon a été parmi les deux ou trois plus grandes puissances coloniales au monde. Avant de coloniser les Coréens, les Japonais ont organisé plein d’expositions où ils montraient des Coréens « cannibales ». Parce que si les Coréens étaient cannibales, alors les Coréens pouvaient être colonisés. Et les empires coloniaux ont même fait dans leurs empires des exhibitions. La France, par exemple, organise à Hanoi, au Vietnam, une exposition, en 1901. En Afrique, les Français vont même faire une expo à Ouagadougou où on va exhiber un village africain en plein milieu de l’Afrique pour montrer aux Africains très exactement qui ils sont. Les Anglais ont fait énormément des exhibitions en Inde et en Australie, il y avait une construction. L’Afrique du Sud exhibera toutes ces populations dite « périphériques » pour démontrer qu’elles sont inférieures et afin de justifier l’Apartheid. L’exhibition existait autant en Occident que là-bas, parce qu’il faut partout montrer un modèle dominant, une référence. Le sauvage devient cette référence qui légitime, la ségrégation et l’interdiction des mariages par exemple aux Etats-Unis entre Noirs et Blancs, ainsi que la domination coloniale et quelque part aussi les idées fascistes.
 
RFI : C’est la première exposition internationale sur ce phénomène. Pourquoi cela a mis si longtemps ?
 
P.B. : Il y avait des petites expositions en Allemagne, Belgique et en Hollande. Il y a dix ans, il y avait un ouvrage qui s’appelait  Zoos humains, c’était un texte fondateur qui a été traduit en italien, en anglais, en allemand. Cette équipe de chercheurs internationaux a été réunie à Marseille dans un grand colloque où l’on avait mis en commun notre réflexion pour arriver à comprendre et à structurer notre réflexion sur les zoos humains.
Car cette histoire aurait pu rester sans trace ! On aurait imaginé que ces exhibitions n’auraient laissé aucune trace picturale. C’est exactement l’inverse. C’est l’un des sujets qui a produit le plus d’images ! Pourquoi ? Parce qu’il a été dans le domaine du spectacle. Et le spectacle a besoin d’attirer les visiteurs. C’est pour cela que vous avez des affiches, des films, des cartes postales, des photographies, des dizaines et des centaines d’objets. On était dans un monde extrêmement capitaliste. Ce fonctionnement d’exhibitions ne forçait pas les gens à aller à l’exhibition. Ils payaient  pour voir le sauvage. C’était une attraction. Au nom de cela on a fabriqué ce mode de spectacle qui attirait entre 1,4 milliard et 1,5 milliard de visiteurs entre le 19e siècle et les années 1930 ou 1940 ! Même dans des pays européens qui n’ont pas eu d’empire colonial : la Pologne, l’Autriche-Hongrie… Parce que, quelque part, c’est aussi se construire soi-même. C’est le moment où les grandes nations européennes se construisaient en exhibant l’autre. Exhiber l’autre, c’est d’une certaine manière dire : ‘Je ne suis pas ça ! Je suis un être civilisé, moi, je ne cours pas nu, je ne mange pas de la viande crue, je ne suis pas un cannibale, non, je n’ai pas plusieurs femmes. Oui, je suis un bon chrétien !’ C’est aussi une manière de se rassurer sur sa position toute en s’amusant.
 
RFI : Quel est le but de l’exposition « Exhibitions »? La réparation ? La repentance ?
 
P.B. : Non, pas du tout. Je n’ai rien à repentir ! Je ne suis pas descendant des « exhibeurs » de l’époque. Mon arrière-grand-père n’était pas un imprésario, je ne me considère pas aujourd’hui comme responsable de ce qui s’est passé à l’époque. Et en plus, je vais aller encore beaucoup plus loin. En quoi je pourrais être responsable par exemple d’un imprésario camerounais qui exhibait ses propres frères ? La repentance ne fonctionne pas sur ce système-là. Ce qu’on est en train de faire ici, c’est déconstruire, ce que nous avons tous dans notre tête : l’héritage culturel que nous ont légué nos parents, nos grands-parents, nos arrière-grands-parents. On a décolonisé les pays, on a à peine commencé à décoloniser les économies, mais le regard c’est quelque chose dont on pense qu’on l’a acquis à tout jamais. Parce qu’on ne sait pas d’où vient l’origine même d’une idée reçue. On ne sait pas forcément d’où vient l’image qu’on a sur ces peuples « sauvages ». Cette exposition est d’une certaine manière le cerveau ouvert de l’Occident. Nous rentrons dedans pour arriver à comprendre comment sont fabriqués ces imaginaires.
 
RFI : Comment est fabriqué cet imaginaire ?
 
P.B. : On se rencontre que c’était extrêmement mécanique, très répétitif. Cela touchait des millions de personnes et ces spectacles étaient parfaitement huilés. En même temps, les gens découvrent aussi que le sauvage n’existe pas parce qu’il a fallu le payer pour jouer au « sauvage ». Croyez-vous que quelqu’un est prêt à jouer huit fois par jour un spectacle ? Mais il faut mieux le payer pour que cela se passe bien ! Si vous voulez qu’il grogne bien, s’il mange de la viande crue, qu’il court tout nu dans un enclos. Il faut le payer pour que ça marche ! Sinon, le sauvage n’existe pas !
 
RFI : Dans le Jardin d’acclimatation à Paris, il y a toujours pas une plaque de commémoration qui rappelle ces exhibitions de « sauvages » qui avaient eu lieu ici. Pour vous, c’est une faute ?
 
Il est temps de faire entrer cette histoire dans les manuels scolaires.
Pascal Blanchard, commissaire scientifique de « Exhibitions » 10/10/2013 - par Siegfried Forster
P.B. : C’est plus qu’une faute. Si c’était un ancien camp de concentration, il y aurait une plaque de commémoration. S’il y avait eu un crime lié par exemple au génocide arménien, il y aurait une plaque de commémoration. Si il y avait en Espagne des fosses de républicains tués par des francistes, il y aurait une plaque de commémoration et le travail de commémoration fait. Là il n'y a aucun travail de commémoration fait sur aucun des lieux ! Pas simplement en France ! C’est valable à Barcelone, à Hambourg, à Berlin, c’est valable partout. Aucune plaque ne commémore ce qui s’est passé ! Quelque part ces hommes, ces femmes, ces enfants ne sont pas entrés dans l’histoire. Y compris ceux qui sont morts au Jardin d’acclimatation de Paris ! Ils sont toujours enterrés là-bas et aujourd’hui, ils n’ont toujours même pas une croix pour le signifier !
Cela va encore beaucoup plus loin. Il n’y a même pas un travail sur le retour de ces corps. Seuls quelques pays comme la Suisse, l’Allemagne ou la France avec la « Vénus Hottentote », ont rendu quelques corps. La Suisse vient de rendre les corps des hommes de la Terre du Feu au Chili. Nous sommes qu’au début – non pas d’une réparation- mais d’une remise à l’endroit de l’histoire. Y compris dans les pays du Sud, ces histoires sont peu connues. Il est temps de faire entrer cette histoire et dans les manuels scolaires et dans les consciences, mais aussi dans l’explication du phénomène colonial. Vous ne pouvez pas comprendre pourquoi l’opinion a légitimé l’entreprise coloniale si vous ne comprenez pas qu’au même moment où l’on colonisait on fabriquait ici en Occident une légitimation de cette colonisation. Une légitimation de la domination sur ces races. Cela, c’est passé dans l’enclos du jardin où les gens aller se distraire le week-end avec les enfants pour pique-niquer.
 
RFI : Pourquoi les exhibitions disparaissent après la Seconde Guerre mondiale ?
 
P.B. : Elles disparaissent parce que le public ne vient plus et se lasse des spectacles. L’immigration arrive en Occident dans les années 1920 et 1930 : vous voyez les « sauvages » même dans vos rues. Le « sauvage » n’intéresse plus. Deuxièmement, il y a un vecteur encore plus puissant, le cinéma. Et troisièmement, les zoos humains ont fait leur œuvre ! Le colonialisme est légitime dans l’entre-deux-guerres, l’eugénisme a touché la plupart des pays qui l’ont mis en place : pays nordiques, Suisse, Amérique. L’interdiction des mariages raciaux fonctionne aux Etats-Unis, le nazisme et le fascisme arrivent au pouvoir. Vous n’avez plus besoin d’exhiber l’autre. Et puis les puissances coloniales passent du monstre ou du sauvage directement à l’indigène. Il faut maintenant montrer que ces sauvages suivent le chemin de la civilisation. C’est un autre modèle qui est exhibé : l’Africain, son tracteur, la modernité. On sort du zoo humain. La page se tourne, Tarzan réussit au cinéma et va attirer des millions de visiteurs. C’est Hollywood.

PROGRAMME


Vendredi 13 mai à 18h30
projection du film-documentaire Zoos humains (52' entrée gratuite)
Cinémistral
Du 20 mai au 4 juin

Zoos humains. L‘'invention du sauvage et tableaux artistiques en Batik de B. Brahim
Centre Culturel François Villon

Exhibitions humaines Zoo Humain par deshumanisation 



Vendredi 20 mai
14h30 - 17h : conférence animée par Pascal BLANCHARD pour des élèves des établissements scolaires de Frontignan
17h30 - 18h : Vernissage de l'exposition
18h - 19h30 : Conférence et débat animés par Pascal BLANCHARD

Centre Culturel François Villon

 

Pour tous renseignements : 06-73-40-62-83
mail : ventdafrique@yahoo.fr
ou site web : vent.afrique.free.fr


FILM DOCUMENTAIRE
13 mai
ZOOS HUMAINS

A VOIR ICI

Les zoos humains, symboles inavouables de l’époque coloniale et du passage du XIXe au XXe siècle, ont été totalement refoulés de notre histoire et de la mémoire collective. Ils ont pourtant existé, et c’est par dizaines de millions (400 millions selon les estimations les plus basses) que les Européens et les Américains sont venus découvrir, pour la première fois, le «sauvage»… dans des zoos, des foires, des expositions officielles, des exhibitions ethnographiques et coloniales ou sur la scène des cabarets. Revenir sur cette page essentielle, tel est l’enjeu de ce film Zoos Humains.

À partir de documents d’archives, films et photographiques inédits, datés des toutes premières années du cinéma à partir de 1896, c’est une sorte de voyage sur les traces encore présentes de ces zoos humains : du zoo Hagenbeck de Hambourg au musée de Tervuren à Bruxelles, du stade de Wembley à Londres au Jardin d’Acclimatation de Paris, du Jardin tropical de Nogent à l’esplanade du quai Branly (futur musée des arts premiers) où furent exhibés quatre cents spécimens africains en 1896. Autant de traces qui prouvent l’énorme impact de ces exhibitions en Occident, et comment le Sauvage est devenu une réalité pour des millions de visiteurs.

Ce film, issu de trois ans de recherches internationales et pluridisciplinaires, est aussi le fruit d’un travail scientifique et de documentation important. Commencé avec les équipes de du Groupe de recherche Achac et du GDR CNRS 2322 en janvier 1999, synthétisé lors du colloque international de Marseille en juin 2001 avec les 50 meilleurs spécialistes internationaux, diffusé lors du cycle de conférences d’octobre à décembre 2001 à l’Institut du Monde Arabe et regroupé dans le livre Zoos humains. De la vénus Hottentote aux réalités shows en 2002*, il vient clôturer un cycle qui se situe clairement entre sciences et diffusion du savoir.

Avec la participation et les interventions de spécialistes internationaux anglais, allemands, américains, belges, français, dont André Langanay, Sylvie Chalaye, Gilles Boetsch, Hilke Thode-Arora, Nicolas Bancel, Robert Rydell, John MacKenzie, Gérard Lévy, Claus Hagenbeck, Boris Wastiau, et Jean-Pierre Jacquemin.

Auteurs : Blanchard Pascal et Deroo Éric

  • Editeur/partenaire : une coproduction les Bâtisseurs d’images, Cités télévision et les Films du Village, en association avec Arte France

  • Lieu : France/ Allemagne/ Belgique

  • Année : décembre 2002


CONFERENCE
de Pascal BLANCHARD
20 mai

INTERVIEW

Historien, documentariste et co-directeur du Groupe de recherche Achac. Il est spécialiste de l'Empire colonial français, des enjeux de diversité et des histoires de l'immigration. Chercheur au Laboratoire Communication et Politique, CNRS (IRISSO, UMR 7170, Université Dauphine, PSL Research University), il est spécialiste du "fait colonial" et des immigrations en France.

FICHE TECHNIQUE
EXPOSITION
du 20 mai au 3 juin
Zoos humains.
L'invention du sauvage

PRESENTATION

Pendant plus d’un siècle (de la Vénus hottentote en 1810 à la Seconde Guerre mondiale en 1940), l’industrie de l’exhibition a fasciné plus d’un milliard quatre cents millions de visiteurs et a exhibé entre trente et trente-cinq mille figurants dans le monde entier. Ces exhibitions humaines visaient essentiellement à tracer une frontière et une hiérarchie entre prétendus « civilisés » et prétendus « sauvages ». Ce fut aussi, et le plus souvent, le premier contact visuel, la première rencontre, entre l’Autre et Nous.

Exhibition. L'invention du sauvage a reçu le prix Cristal de la meilleure exposition de l'année et reçu plus de 275 000 visiteurs au Musée quai Branly.

Présentée sous la forme d’une vingtaine de totems graphiques, autoportés de 2,10 m de hauteur sur 1,00 m de large, l’exposition Zoos humains. L’invention du sauvage est richement illustrée par plus de 250 documents de différentes natures reproduits (des affiches issues de différentes collections, des documents papier ou des objets étonnants). Les totems chrono-thématiques offrent un parcours complet balisé par le travail des historiens.

 

 

SOIREE REPAS-DANSANT
à Frontignan
Salle de l'Aire

Samedi 7 mai 2016


REPAS EXOTIQUE

Mafé au riz parfumé

RYTHMES ENSOLEILLES

zouk - reggae - coupé décalé -salsa...

EXPOSITION

en hommage à Sotigui KOUYATE

TARIF 10 euros l'entrée (mafé compris)
Buvette - Parking sur place

plus de 100 personnes sont venues partager un bon repas et faire la fête

Pour tous renseignements/réservations : 06-73-40-62-83

mail : ventdafrique@yahoo.fr ou site web : vent.afrique.free.fr

 

AGENDA 2015

JOURNEES DES ASSOCIATIONS
à Frontignan et
à Gigean

6 et 12 SEPTEMBRE


FRONTIGNAN (salle de l'Aire)
Dimanche 6 septembre
avec démonstration danse-djembé à 15h40

GIGEAN (place de la Mairie)
Samedi 12 septembre
avec démonstration danse-djembé vers 16h

2 belles journées à la rencontre des Gigeannais(es) et des Frontignanais(es)

ATELIERS "RYTHMES D'AFRIQUE"

14 SEPTEMBRE 2015
18h15 danse
19h30 djembé

1er cours d'essai GRATUIT
Rue du Garrigou / FRONTIGNAN (34110)
Voir le plan

 


La ville de Bessan en partenariat avec l'association Vent d'Afrique

présentent
NOTRE MEMOIRE COMMUNE

manifestation culturelle à l'occasion du
10 MAI
date commémorative officielle de l'abolition de l'esclavage et de la traite négrière.

Popo Klah conferencier
conference 10 mai 2015

Confèrence Sur L'esclavage Bessan 10 mai 2015 par Bessan34 


10 MAI
EXPOSITION
Oeuvres réalisées par B. Brahim et par Songda O. et documents historiques.
Du 6 au 15 mai aux heures d'ouverture de la mairie.
Mercredi 6 mai à 18h30 vernissage de l'exposition.
Ancienne salle du conseil municipal

popoklah
CONFÉRENCE
Dimanche 10 mai à 10h conférence animée
par M. Popo KLAH (historien, membre de la Ligue Panafricaine "UMOJA").
Salle du conseil municipal

11h45 : inauguration du "Parvis de la Citoyenneté". Apéritif offert.
Devant la mairie

Renseignements mairie de Bessan : 04 67 00 81 81.

 

 

Projet 2012-2015 : création d'une bibliothèque
en Pays Sénoufo* (Burkina Faso - Afrique de l'Ouest)

Bibliothèque en Afrique

Mars 2013 :
- le 1er envoi de livres est bien arrivé au Burkina
- le réseau des bibliothèques de l'Hérault promet un don de plus de 800 livres
Février 2013 :
Nous avons obtenu un lieu pour la construction de la bibliothèque à M'Bié (village dans la région du Kénédougou)

DONS ACCEPTES (livres et romans enfants et adultes, camion, mécénats)

Dons reçus de l'école de Florensac (2012), de la médiathèque de Laurens (2015), de quelques particuliers.

  • Objectifs :

    Bibliothèque en Pays Sénoufo : L'école primaire de la ville de Pomérols et de Florensac nous ont fait don de nombreux livres, que nous souhaitons mettre à disposition de ces populations, grâce à ce don (et d'autres) nous projetons la création et l'aménagement d'une bibliothèque au Burkina Faso pour permettre à une large population rurale d'accéder aux livres.

Le pays Sénoufo s'étend sur trois Etats : la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso et le Mali. L'ethnie Sénoufo compte environ 1.500.000 individus réparties en plus d'une trentaine de sous-groupes.

Chaque sous-groupe possède ses caractères propres mais ils sont tous liés par quelques traits culturels caractéristiques qui font l'unité des Sénoufo : la langue, les patronymes, l'organisation sociale et religieuse. 
Les Sénoufo font partie des populations les plus anciennement installées sur le sol burkinabè.

Carte Sénoufo dans sa partie Burkinabé.
sénoufo dans la partie Burkinabé
Dans sa partie burkinabè, le Pays Sénoufo occupe une zone étirée au sud-ouest du pays et couvre les provinces de la Léraba et du Kénédougou.
On considère généralement qu'il commence à partir de la petite ville de Sindou (à 51km à l'ouest de Banfora) et qu'il s'étend à l'ouest d'une ligne Sindou-Orodara jusqu'à la frontière du Mali. 
Le territoire sénoufo n'est pas pour autant homogène, il est constitué d'îlots au milieu d'autres groupes ethniques de la grande famille "mande" (samogho, dioula).

Pour en savoir plus....